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Les “red flags” qu’on ne voit pas : comprendre nos propres comportements problématiques

  • il y a 15 minutes
  • 4 min de lecture
Bouton rouge « red flag » symbolisant les comportements relationnels problématiques et les signaux d’alerte en relation amoureuse, utilisé par la Clinique de psychologie L’Interphase

Dans le langage populaire, on parle souvent de red flags pour désigner des comportements problématiques dans une relation. Pourtant, on oublie parfois de porter ce regard vers soi-même. Reconnaître nos propres schémas relationnels est pourtant essentiel pour mieux comprendre nos réactions, nos besoins et la manière dont nous nous engageons émotionnellement.


Identifier ces comportements n’a rien d’un jugement. Il s’agit plutôt d’une occasion de

mieux se connaître et d’améliorer la qualité de nos relations, qu’elles soient amoureuses, amicales ou familiales.


Qu’entend-on par “comportements problématiques internes” ?


Dans une perspective clinique, les comportements souvent appelés red flags peuvent être compris comme des mécanismes de protection émotionnelle. Ce sont des réactions automatiques, souvent inconscientes, qui se sont développées dans notre histoire personnelle pour nous aider à faire face à l’insécurité, à la vulnérabilité ou à des expériences relationnelles difficiles.


Ces mécanismes ne sont pas des défauts. Ils reflètent des besoins légitimes : besoin de sécurité, de validation, d’appartenance, de stabilité. Cependant, lorsque ces stratégies ne sont plus adaptées à notre réalité actuelle, elles peuvent créer des tensions dans nos relations.


Des mécanismes internes qui peuvent fragiliser une relation


1. La jalousie


La jalousie est une réaction émotionnelle fréquente. Elle peut se manifester lorsqu’on a peur de perdre l’autre, de ne pas être “assez”, ou lorsqu’on craint la comparaison.


Elle peut amener à :

  • chercher de la réassurance de manière répétée

  • analyser les comportements de l’autre comme s’ils étaient des signes de désintérêt

  • ressentir une insécurité constante


Origines possibles : insécurité personnelle, expériences de rejet, blessures d’attachement, trahisons passées.


2. Le besoin de contrôle


Le besoin de contrôle n’est pas toujours lié au désir de dominer. Souvent, il s’agit d’une stratégie pour retrouver un sentiment de sécurité lorsque l’imprévisibilité ou la perte de contrôle déclenche de l’anxiété.


On peut observer :

  • une difficulté à déléguer ou à faire confiance

  • une tendance à vouloir tout prévoir

  • une hypervigilance dans la relation


Origines possibles : environnement instable dans l’enfance, imprévisibilité relationnelle, anxiété, expériences marquantes.


3. Le retrait émotionnel


Certains individus réagissent à la tension ou à la vulnérabilité en se retirant. Ce retrait peut être perçu comme de l’indifférence, alors qu’il est souvent une façon de se protéger.


Il peut apparaître sous forme de :

  • distance émotionnelle

  • évitement des discussions profondes

  • besoin de solitude en période de stress


Origines possibles : peur d’être envahi, difficulté à tolérer des émotions intenses, invalidation émotionnelle dans l’enfance.


4. La dépendance affective


La dépendance affective se manifeste par un besoin intense d’être rassuré, validé ou approuvé par l’autre.


Cela peut inclure :

  • la peur de la solitude

  • une difficulté à prendre des décisions seul

  • la tendance à s’effacer dans la relation


Origines possibles : faible estime de soi, attachement insécurisant, manque de constance affective dans l’enfance.


Pourquoi développe-t-on ces comportements ?


Ces mécanismes trouvent souvent leurs racines dans l’histoire personnelle. Ils ont pu être utiles à un moment donné : protéger, rassurer, stabiliser. Cependant, ce qui a fonctionné dans un certain contexte peut devenir limitant dans un autre.


Il ne s’agit pas de “blâmer” l’histoire, mais de comprendre que :

  • chaque comportement a une fonction

  • chaque réaction répond à un besoin

  • ces automatismes ne reflètent pas notre valeur, mais notre vécu


Cette compréhension est une étape essentielle vers le changement.


Dépathologiser : reconnaître ces mécanismes sans se juger


Avoir des comportements qui rendent la relation plus difficile ne signifie pas être “toxique”. Ces réactions sont souvent des réponses humaines normales à des émotions complexes ou à des expériences difficiles.


La perspective clinique privilégie :

  • la nuance

  • la contextualisation

  • la bienveillance envers soi

  • l’idée que ces comportements peuvent évoluer


On ne choisit pas toujours nos schémas, mais on peut choisir de les travailler.


Comment reconnaître ses propres schémas relationnels ?


1. L’observation de ses réactions

Quels sont les moments où vous vous sentez le plus vulnérable ? Qu’est-ce qui déclenche des réactions fortes ?


2. Le journaling émotionnel

Noter ce que vous ressentez dans certaines situations peut aider à identifier les déclencheurs et les croyances sous-jacentes.


3. L’analyse des patterns répétitifs

Re venez-vous toujours à certains comportements, malgré des intentions différentes ?Qu’est-ce que cela dit de vos besoins ?


4. L’identification des besoins non comblés

Derrière chaque mécanisme se trouve un besoin légitime : sécurité, validation, autonomie, amour, reconnaissance.


Le rôle de la psychothérapie individuelle


La psychothérapie offre un espace sécuritaire pour :

  • comprendre l’origine de ces mécanismes

  • apprendre à les reconnaître lorsqu’ils s’activent

  • développer de nouvelles façons de réagir

  • consolider une sécurité intérieure plus stable

  • améliorer la qualité de ses relations


Accompagné d’un.e psychologue, il devient possible d’explorer ses comportements avec nuance, sans jugement, et dans un environnement professionnel bienveillant.


Conclusion


Comprendre ses propres “red flags” internes, ou plus précisément, ses mécanismes de protection émotionnelle, est un processus profondément transformateur. Cela permet d’améliorer sa relation à soi, d’offrir davantage de clarté à ses relations et de développer une manière d’aimer plus consciente, plus stable et plus sereine.


Explorer ses schémas relationnels est un processus délicat qui mérite d’être soutenu. Nos psychologues offrent un accompagnement professionnel et confidentiel pour vous aider à mieux comprendre vos mécanismes internes et à favoriser des relations plus équilibrées.


Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici.


Présentation d’un espace thérapeutique représentant une clinique de psychologie spécialisée en relations et attachement.


Notre adresse :


L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie

410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada


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