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Résolutions du 1er janvier : un rituel motivant… qui peut aussi montrer ses limites

  • Photo du rédacteur: Amélie Kijek
    Amélie Kijek
  • 1 janv.
  • 3 min de lecture
Illustration symbolique du changement progressif et des petites habitudes quotidiennes

Chaque début d’année, un vent d’élan et de renouveau souffle : on veut changer, s’améliorer, prendre un nouveau départ. Les résolutions du Nouvel An font partie de ces rituels sociaux profondément ancrés, mais elles entraînent parfois pression, culpabilité ou sentiment d’échec. En tant que clinique de psychologie à Montréal, nous observons ce que ces engagements symboliques peuvent apporter… et les limites qu’ils entraînent lorsqu’ils sont mal posés.


Pourquoi les résolutions du 1er janvier sont si populaires ?


Un besoin humain : le sens, les repères, les transitions


Changer d’année représente une transition psychologique. Notre cerveau aime les « points de départ » (effet fresh start). Cela nous donne l’impression d’un terrain vierge pour essayer autre chose.


Une motivation sociale


On est porté par l’énergie collective : les proches parlent de nouvelles habitudes, les médias nous encouragent à « devenir la meilleure version de nous-même ». Cela peut renforcer la motivation initiale.


La recherche d’un sentiment de contrôle


Après des mois compliqués ou stressants, les résolutions donnent une impression de reprise en main :

  • “Cette année, je prends soin de moi.”

  • “Je ralentis.”

  • “Je m’organise mieux.”

Ces intentions sont légitimes et souvent bénéfiques… à condition d’être travaillées avec réalisme.


Les avantages : ce que les résolutions apportent réellement


1. Un regain d’espoir et d’élan


L’espoir fait partie des moteurs psychologiques du changement. Le simple fait d’imaginer un futur différent produit un effet positif mesuré dans de nombreuses études motivationnelles.


2. Un cadre pour initier un travail sur soi


Formuler des résolutions invite à :

  • faire le point sur ce qui ne nous convient plus,

  • définir ce qu’on souhaite préserver ou transformer,

  • clarifier ses priorités.


3. L’opportunité d’installer des habitudes durables


Quand la résolution est adaptée (petites étapes, objectifs concrets), elle peut ouvrir la voie à de véritables routines de mieux-être : activité physique douce, meilleure organisation du sommeil, moments de pause émotionnelle…


Les inconvénients : pourquoi les résolutions échouent souvent


1. Des attentes irréalistes


« Je change tout ! », « Je me réinvente complètement ». Ce type d’objectif est presque impossible à tenir. L’échec devient alors inévitable… et douloureux.


2. La pression sociale


Quand la résolution est dictée par l’entourage ou la comparaison sociale, elle n’a pas de racines internes. La motivation s’essouffle vite.


3. La culpabilisation


Ne pas tenir une résolution peut générer :

  • honte,

  • perte d’estime de soi,

  • auto-jugement excessif.


4. L’illusion du “tout ou rien”


Beaucoup pensent : « Si je lâche un jour, tout est fichu ». Or la construction d’une habitude est faite d’allers-retours, d’ajustements, de souplesse.


Les limites psychologiques à connaître


Changer demande du temps


Le cerveau a besoin de répétition, d’environnement favorable et de sens pour modifier durablement un comportement. Une date ne suffit pas.


Le changement ne vient pas seulement de la volonté


Il dépend aussi :

  • de la disponibilité mentale,

  • du stress ambiant,

  • des croyances personnelles,

  • des facteurs affectifs (peur, sécurité, estime de soi).


Fixer une résolution sans tenir compte de ces paramètres revient à demander l’impossible.


Comment formuler des objectifs psychologiquement sains ?


1. Privilégier les intentions plutôt que les performances


Exemple :

  • “Je dois courir 3 fois par semaine.”

  • “J’aimerais bouger mon corps plus régulièrement, car cela me fait du bien.”


2. Se fixer un seul objectif à la fois


La surcharge mène à l’abandon. Le cerveau aime la simplicité.


3. Transformer l’objectif en petites actions


Un changement durable est la somme de micro-habitudes répétées.


4. Prévoir l’imperfection


Les écarts sont normaux. Ils ne remettent pas en cause la démarche.


5. Se faire accompagner si nécessaire


Quand un objectif touche la santé mentale (stress, charge émotionnelle, addiction, épuisement, anxiété, relations…), l’accompagnement psychologique peut être un soutien précieux.


En conclusion : les résolutions, oui… mais avec douceur et lucidité


Les résolutions du 1er janvier ne sont ni miraculeuses, ni inutiles. Elles sont un outil parmi d’autres, utile lorsqu’il est utilisé avec discernement, réalisme et bienveillance envers soi-même.


Se donner une direction est inspirant. Se donner une obligation est aliénant. La différence se joue dans la façon de formuler et d’accompagner le changement.


Pour aller plus loin


Si vous ressentez :

  • un besoin de clarifier votre année,

  • un désir de changement durable,

  • des difficultés à tenir vos engagements,

  • un stress ou une pression qui vous dépasse…


Un accompagnement psychologique peut vous aider à poser des objectifs adaptés et respectueux de vos besoins.



Besoin d’un accompagnement psychologique à Montréal ?


Nos psychologues et neuropsychologues vous accueillent dans un espace bienveillant et professionnel pour un accompagnement adapté à vos besoins.


Nos services utiles dans ce contexte


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