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Pourquoi la Saint-Valentin crée du stress dans les couples ?

  • Photo du rédacteur: Amélie Kijek
    Amélie Kijek
  • il y a 10 heures
  • 5 min de lecture

Deux personnes formant un cœur avec leurs mains, symbole de bienveillance, de soutien émotionnel et de relation d’aide en psychologie.

Pression sociale • Attentes irréalistes • Comparaisons (réseaux sociaux)


La Saint-Valentin est souvent présentée comme une journée romantique et insouciante, mais pour de nombreux couples, elle devient paradoxalement une source de stress. Ce stress reflète des influences sociales, émotionnelles et culturelles qui viennent colorer cette fête.

Comprendre ces facteurs permet d’aborder la Saint-Valentin de manière plus réaliste, plus douce et plus alignée avec les besoins réels du couple.


1. La pression sociale : une source de stress dans les couples à la Saint-Valentin


Dans notre culture, la Saint-Valentin est souvent associée à un modèle très précis du romantisme :


  • le dîner parfait,

  • le cadeau marquant,

  • le geste spectaculaire,

  • la complicité sans faille,

  • la photo digne d’un film romantique.


Ce modèle n’est pas seulement idéalisé : il est uniforme et souvent déconnecté de la réalité.


Pourquoi cette pression est-elle si forte ?


Parce que la Saint-Valentin est devenue :


  • une fête très commercialisée,

  • une fête très médiatisée,

  • une fête autour de laquelle les émotions sont mises en scène (films, publicités, réseaux sociaux).


Cela peut générer chez les couples :


  • la peur de “ne pas en faire assez”,

  • l’impression que le bonheur se mesure à l’intensité du geste,

  • la crainte que l’autre soit déçu.


Quand la réalité ne ressemble pas à l’image idéalisée


Pour beaucoup de couples, le contexte réel ressemble plutôt à ceci :


  • des nuits écourtées à cause des jeunes enfants,

  • un budget serré après les Fêtes,

  • de la fatigue accumulée,

  • un horaire de travail chargé,

  • des responsabilités multiples.


Rien qui ressemble à la “soirée parfaite”.

Et c’est normal.

Mais quand le modèle social montre une seule façon “idéale” de vivre cette fête, cela peut créer :


  • un sentiment d’échec,

  • une comparaison injuste entre la réalité et une fiction,

  • une pression inutile sur un moment qui pourrait être simple.


La réalité clinique


En clinique, on observe souvent que les couples vivent mieux la Saint-Valentin lorsqu’ils :


  • se donnent le droit d’adapter la fête à leur réalité,

  • misent sur la simplicité,

  • acceptent que le romantisme peut être discret, quotidien, normal.


Il n’existe pas une seule bonne façon de vivre la Saint-Valentin seulement la vôtre.


2. Les attentes irréalistes : le piège du “moment parfait”


Même avec les meilleures intentions, les attentes trop élevées peuvent transformer une journée ordinaire en épreuve émotionnelle.


Les attentes fréquentes (et problématiques) :


  • “Cette soirée doit être exceptionnelle.”

  • “Mon partenaire devrait deviner ce que je veux.”

  • “On ne devrait pas se disputer aujourd’hui.”

  • “Il faut que tout soit spécial.”

Ces attentes créent un scénario rigide. Et plus le scénario est rigide, plus il est fragile.


Quand les attentes dépassent la réalité


Quelques exemples fréquents :


  • un enfant malade ce jour-là,

  • un imprévu au travail,

  • un des partenaires fatigué,

  • un restaurant plein,

  • une soirée qui ne se déroule pas comme prévu.


Résultat :


  • une déception disproportionnée,

  • un sentiment de “raté”,

  • un malaise qui aurait pu être évité,

  • l’idée que la relation “devrait être différente”.


Pourquoi ces attentes se construisent-elles ?


Elles proviennent de plusieurs sources :


  • les films et séries romantiques,

  • les messages véhiculés par l’industrie,

  • la rareté des moments en couple, qui amplifie la charge émotionnelle,

  • l’idée qu’un seul jour peut “rattraper” tout ce qu’on n’a pas eu le temps de faire.


En réalité, la Saint-Valentin fonctionne mieux lorsqu’on la considère comme : un moment simple, intentionnel, réaliste. Pas comme un test de la qualité du couple.


Un changement de perspective utile


Transformer :


  • “Ça doit être parfait”

    en

  • “Ça doit être authentique et adapté à nous”.


Ce simple ajustement diminue énormément la pression.


3. Les comparaisons sur les réseaux sociaux : la distorsion du réel


Les réseaux sociaux jouent un rôle majeur dans le stress vécu par les couples à la Saint-Valentin.


Le problème ?


On compare une réalité quotidienne avec le meilleur moment sélectionné d’un autre couple.


Et ce moment :


  • est souvent mis en scène,

  • ne reflète pas les défis du couple,

  • représente une seule soirée, pas une relation entière.


Ce que les couples voient en ligne :


  • bouquets gigantesques,

  • messages grandioses,

  • restaurants luxueux,

  • photos parfaites,

  • couples souriants sans aucun signe de fatigue.


Ce que les couples ne voient pas :


  • les disputes avant la photo,

  • les compromis,

  • la fatigue réelle,

  • les frustrations,

  • les aspects moins glamour de la relation.


Les comparaisons génèrent alors :


  • insatisfaction,

  • doute (“et si notre relation n’était pas assez ?”),

  • jalousie,

  • sentiment d’être “derrière” les autres couples,

  • dévalorisation du quotidien.


L’impact clinique observé


De nombreux couples en thérapie rapportent que :


  • les comparaisons minent la confiance,

  • diminuent la gratitude envers ce qui fonctionne,

  • créent des attentes déconnectées de leur réalité.


Conclusion : une fête qui peut devenir simple, réaliste et authentique


Mot « LOVE » lumineux de couleur rouge, symbole d’amour, de bienveillance et de lien affectif.

La Saint-Valentin n’a pas besoin d’être une performance ou une épreuve. Lorsqu’on la libère de la pression sociale, des attentes irréalistes et des comparaisons, elle peut devenir (même si elle n'est pas obligatoire) :


  • un moment doux,

  • une occasion de se connecter réellement,

  • une pause dans le quotidien,

  • un geste d’attention mutuelle.


Ce qui nourrit un couple durablement, ce ne sont pas les grands moments mis en scène, mais les gestes sincères, adaptés à sa réalité.

Diminuer la pression, ajuster les attentes, communiquer clairement, privilégier l’authenticité


La thérapie de couple : une approche pour améliorer la relation


La thérapie de couple permet d'explorer les schémas relationnels et de mieux comprendre les attentes et besoins de chacun. Elle offre un cadre bienveillant pour améliorer la communication, renforcer le lien affectif et surmonter les conflits de manière constructive. En travaillant sur la gestion des émotions, l'expression des besoins et la compréhension des dynamiques sous-jacentes, les partenaires peuvent développer des interactions plus équilibrées et apaisées.


Pourquoi consulter un psychologue en thérapie de couple ?


Si vous ressentez des difficultés dans votre relation et que vous souhaitez améliorer votre communication, renforcer votre lien affectif ou comprendre les dynamiques sous-jacentes à vos conflits, consulter un psychologue spécialisé en thérapie de couple peut être une démarche bénéfique.


À l'interphase, clinique de psychologie et de neuropsychologie à Montréal, nous vous accompagnons avec une approche personnalisée et bienveillante pour vous aider à retrouver une relation épanouie.


Pour approfondir le sujet de l'attachement et des relations amoureuses, voici quelques ressources :


  • Dis-moi qui tu aimes, je te dirai qui tu es !– Marc Pistorio (Lien vers le livre)

  • La différence entre attachement et amour – Dr Paul Simard (Lien vers la vidéo TikTok)

  • 6 signes que ton type d’attachement est anxieux ou évitant en relation, selon une experte Narcity (Lien vers l'article)

  • Qu'est ce que la théorie de l'attachement – School of life (Lien vers la vidéo YouTube)



Nos services 


À la clinique de psychologie et de neuropsychologie de l’interphase, plusieurs psychologues et neuropsychologues proposent la thérapie de couple :


Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici.


Notre adresse :


L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie

410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada


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