top of page

Résultats de recherche

55 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Clinique de psychologie et de neuropsychologie à Montréal : découvrez l'interphase

    Qui sommes-nous ? - Clinique de psychologie et de neuropsychologie à Montréal Au cœur du Vieux Montréal se trouve la Clinique de l'interphase , fondée par Amélie Kijek et Marine Roussel , deux psychologues et neuropsychologues . L’interphase est le fruit d'une rencontre entre deux parcours professionnels riches et multiculturels. Ayant exercé en Europe et en Amérique du Nord, nous avons été exposées à une diversité de pratiques et de contextes professionnels qui façonnent aujourd’hui notre approche . Notre philosophie en psychologie et neuropsychologie Notre méthodologie est ancrée dans une pluralité d'approches et d'outils, conçus pour faciliter la compréhension et l'application des recommandations psychologiques et neuropsychologiques dans la vie quotidienne . L’alliance thérapeutique est au centre de notre pratique : elle guide notre manière de répondre précisément à vos attentes. En plus de fournir un cadre de consultation agréable à nos clients, au cœur du Vieux-Port de Montréal, nous nous engageons à offrir un environnement de travail stimulant et bien structuré à nos collaborateurs. Cela leur permet de se consacrer pleinement à ce qui compte vraiment : l’humain. Nos services en psychologie & neuropsychologie à Montréal Évaluation en neuropsychologie Nos neuropsychologues évaluent une variété de troubles et de caractéristiques, allant du Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) à la douance ou la déficience intellectuelle, en passant par des troubles spécifiques des apprentissages tels que la dyslexie, la dysorthographie, la dyspraxie ou encore la dyscalculie. Cette évaluation neuropsychologique permet de comprendre les défis uniques de chaque individu et d'élaborer des s tratégies d’adaptation personnalisées. Intervention en neuropsychologie Pour ceux qui font face à des défis cognitifs au quotidien , nos interventions en neuropsychologie peuvent être particulièrement bénéfiques. Que ce soit des difficultés de concentration , d' organisation , de procrastination  ou de planification , dans le quotidien ou dans un contexte d'épuisement professionnel, nous sommes là pour vous aider à mettre en place des stratégies efficaces pour améliorer votre qualité de vie. Psychothérapie individuelle Nos psychologues et internes en psychologie offrent des séances de psychothérapie pour aborder un large éventail de situations et de difficultés émotionnelles et comportementales : anxiété, deuil, dépression, problèmes relationnels, manque d'estime de soi, stress professionnel, travail des émotions, dépendances, traumatismes, et bien plus encore. Thérapie de couple Nos psychologues et neuropsychologues accompagnent les couples et les familles confrontés à des défis relationnels, des conflits, des difficultés de communication, des problématiques d'attachement, ou des périodes de transition. L’objectif est d’améliorer la compréhension mutuelle et de renforcer les liens en développant des stratégies adaptées à chaque dynamique. Psychoéducation pour enfants et parents Nos séances de psychoéducation s’adressent aux enfants et aux parents souhaitant mieux comprendre et gérer des enjeux spécifiques liés au développement, aux apprentissages et aux émotions. Ces interventions permettent d’acquérir des outils concrets pour favoriser l’autonomie et le bien-être au quotidien.   Consultation d'informations Si vous êtes incertain de l’accompagnement nécessaire, notre service de consultations initiales avec l’un de nos professionnels peut vous orienter vers le service le plus adapté à vos besoins. Contactez notre clinique Pour en savoir plus sur nos services de psychologie et de neuropsychologie à Montréal, ou pour planifier une consultation avec nos psychologues, psychoéducateurs ou neuropsychologues : Prenez rendez-vous en nous contactant via notre site internet . Ou en recherchant directement une disponibilité sur GoRendezvous Nos bureaux Nous vous invitons à découvrir notre espace de travail à travers ces vidéos Youtube . Vous y verrez nos bureaux situés au cœur du Vieux-Port de Montréal, un environnement pensé pour votre bien-être et celui de nos collaborateurs. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin   GoRendezvous   Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • Survivre aux questions indiscrètes de la famille pendant le temps des fêtes : un guide pour poser des limites avec assertivité

    Introduction Le temps des fêtes représente un contexte social particulier : routines modifiées, proximité accrue avec la famille, attentes culturelles fortes et charge émotionnelle amplifiée. Dans ce climat, les questions personnelles ou intrusives, souvent posées sans mauvaise intention apparente, peuvent générer malaise, stress, sentiment d’exposition ou vulnérabilité. D’un point de vue psychologique, ces questions sont perçues comme des intrusions dans la sphère privée , ce qui active des mécanismes internes liés à l’identité, à l’estime de soi et aux schémas relationnels appris depuis l’enfance. Cet article propose une analyse des dynamiques en jeu et présente des stratégies pour poser des limites de manière claire, respectueuse et protectrice. 1. Pourquoi les questions familiales nous affectent-elles autant ? Les réunions familiales réveillent des schémas relationnels anciens , parfois associés à des rôles (le “responsable”, le “réservé”, le “performant”, le “célibataire”) qui ne correspondent plus à notre identité adulte. Ainsi, une question comme «Pourquoi es-tu toujours célibataire ? » peut activer : Des vulnérabilités personnelles et difficultés à poser des limites Soucis actuels, transitions de vie, ruptures récentes, infertilité, deuil relationnel, instabilité professionnelle. Le système d’attachement Certains environnements familiaux réactivent des sentiments d’insécurité ou de jugement. L’évaluation sociale Les études en psychologie sociale montrent que la comparaison et l’évaluation perçue augmentent l’anxiété et diminuent la régulation émotionnelle. Le besoin de contrôle sur sa propre narration Être questionné sans consentement peut créer un sentiment de perte de maîtrise. La douleur vient rarement de la question elle-même, mais de la signification psychologique qu’elle active. 2. Reconnaître vos limites émotionnelles : un préalable essentiel La recherche en psychologie clinique démontre que la mise en place de limites efficaces nécessite d’abord une conscience de ses états internes . Vous pouvez vous poser ces questions : « Ce sujet me met-il en inconfort ou en vulnérabilité ? » « Quel niveau d’énergie émotionnelle ai-je pour y répondre ? » « Ce contexte est-il sécurisant pour partager cette information ? » « Qu’est-ce que je veux protéger : mon intimité, mon estime, ma stabilité émotionnelle ? » Identifier ses limites, c’est préserver son espace psychologique et diminuer la charge anticipatoire. 3. Comprendre les intrusions familiales : un regard psychologique Plusieurs modèles expliquent pourquoi certaines personnes posent des questions intrusives : Modèle systémique Dans les familles très soudées, la frontière entre sphère privée et sphère collective est souvent floue. Modèle d’attachement Les environnements anxieux ou ambivalents tendent à valider par le questionnement excessif. Mécanismes projectifs Certains questionnent car ils projettent leurs propres inquiétudes (carrière, couple, parentalité). Scripts culturels Certains âges ou étapes de vie sont socialement associés à des attentes (enfants, mariage, stabilité). Comprendre ce mécanisme permet de dépersonnaliser la question : elle parle souvent davantage de la personne qui la pose que de celle qui la reçoit. 4. L’assertivité : la stratégie la plus efficace selon les études L’assertivité, une compétence au cœur des thérapies cognitives et comportementales, consiste à exprimer ses besoins et limites de façon claire, directe et respectueuse. Ses bénéfices démontrés : diminution du stress interpersonnel, amélioration de la confiance en soi réduction des conflits latents, clarification des dynamiques relationnelles, augmentation du sentiment de contrôle psychologique. 5. Exemples de réponses assertives Voici des formulations cohérentes avec les modèles de communication non violente et assertive : Limite douce mais claire « Je préfère ne pas aborder ce sujet aujourd’hui, merci de comprendre. » Déviation respectueuse « C’est un sujet personnel pour moi. Parle-moi plutôt de… » Limite ferme avec validation « Je sais que tu veux bien faire, mais cette question est difficile pour moi. Je préfère qu’on change de sujet. » Neutralité professionnelle « Je garde certains aspects de ma vie privée pour moi. » Humour protecteur « Ce chapitre de ma vie est en cours d’édition. On en reparle dans le prochain tome. » Ces réponses permettent de préserver la relation tout en protégeant votre intégrité émotionnelle. 6. Gérer l’inconfort physiologique : outils basés sur les neurosciences La confrontation ou l’intrusion peut activer le système nerveux sympathique (réactions de stress). Voici quelques outils recommandés : Respiration diaphragmatique Réduction du rythme cardiaque, activation parasympathique. Micro-pause stratégique S’éloigner 1–2 minutes pour réguler le stress avant de répondre. Technique d’ancrage Focaliser sur une sensation physique (pieds au sol), pour revenir au présent. Auto-validation « Mon inconfort est légitime. Je protège un espace important. » Ces techniques facilitent une réponse réfléchie plutôt qu’une réaction impulsive. 7. Rappels essentiels La protection de votre intimité est un droit fondamental. Dire « non » est un comportement sain et mature. Vous n’êtes pas obligé(e) de vous justifier. La compréhension des autres n’est pas nécessaire pour que votre limite soit valide. La psychothérapie peut aider à renforcer l’assertivité, la régulation émotionnelle et la sécurité interne. Conclusion Les questions familiales intrusives peuvent être source d’inconfort, surtout dans un contexte déjà chargé émotionnellement comme le temps des fêtes. En comprenant les mécanismes psychologiques à l’œuvre et en adoptant des stratégies de communication assertive, il est possible de protéger son bien-être, de respecter ses limites et de maintenir des relations plus saines. Poser une limite n’est pas un acte de conflit : c’est un geste de respect de soi et de préservation émotionnelle. Besoin d’un accompagnement psychologique à Montréal ? Nos psychologues et neuropsychologues  vous accueillent dans un espace bienveillant et professionnel pour un accompagnement adapté à vos besoins. Nos services utiles dans ce contexte Psychothérapie individuelle  : Stress, isolement, anxiété, perte de motivation ou difficulté à établir des limites. La psychothérapie offre un espace sécurisant pour comprendre ces ressentis et développer des outils pour retrouver équilibre et apaisement. Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • Couples “neurodivergents” : comprendre les enjeux lorsque l’un des partenaires présente un profil neurodéveloppemental

    Petite précision avant de commencer : Le terme « neurodivergent » ou " couples neurodivergents " est aujourd’hui très répandu et utile pour parler de diversité cognitive. Toutefois, il ne s’agit pas d’un terme diagnostique officiel et il n’apparaît pas dans le DSM-5. En clinique, on parle plutôt de profils neurodéveloppementaux , comme le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) ou le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA). Ces particularités peuvent influencer la communication, la régulation émotionnelle, la gestion sensorielle et la dynamique conjugale. Elles ne sont pas des obstacles à la relation : elles demandent simplement une compréhension et des stratégies adaptées. Comprendre les profils neurodéveloppementaux au sein du couple TDAH : un fonctionnement exécutif qui influence la relation Le TDAH se manifeste à travers des particularités neurocognitives touchant : l’attention soutenue, la mémoire de travail, la gestion du temps et des tâches, la régulation émotionnelle, l’impulsivité. Dans le contexte conjugal, cela peut mener à des oublis, des difficultés à suivre certaines conversations ou une impulsivité dans les échanges. Il s’agit toutefois de facteurs neurocognitifs , non d’un manque d’effort ou d’intérêt. Et c’est justement là que les choses peuvent devenir difficiles dans un couple : pour le partenaire, il n’est pas toujours simple de faire la différence entre un oubli lié au TDAH, et ce qui pourrait sembler, à première vue, être un manque d’investissement. Cette confusion est tout à fait normale. Sans connaissances du fonctionnement neurodéveloppemental, il est humain d’interpréter ces comportements avec nos repères habituels. Comprendre que certaines réactions découlent du fonctionnement du cerveau, et non d’un désengagement affectif, permet de réduire énormément la tension, les reproches et les malentendus. C’est souvent un premier pas essentiel pour rétablir une dynamique plus bienveillante et plus réaliste au sein du couple. TSA : une communication différente et des besoins sensoriels spécifiques Les partenaires présentant un TSA peuvent avoir : une communication plus directe ou littérale, des défis liés aux sous-entendus et à la communication non verbale, une sensibilité sensorielle accrue, un besoin important de prévisibilité et de routine. Ces éléments peuvent générer des malentendus, surtout si le partenaire neurotypique interprète les comportements sans connaître le fonctionnement autistique. Et c’est tout à fait compréhensible : lorsqu’on ne sait pas qu’une personne peut avoir du mal à décoder les non-dits, qu’elle peut être submergée par certaines stimulations ou qu’elle a besoin de prévisibilité pour se sentir en sécurité, il est facile d’interpréter ses réactions selon nos propres repères. Ce qui, pour un partenaire, est une stratégie de régulation (se retirer un moment, rester très direct, éviter certains contextes) peut être perçu par l’autre comme de la froideur, un manque d’intérêt ou une absence d’empathie. Dans la réalité, il s’agit souvent d’un fonctionnement neurologique différent, pas d’un désinvestissement affectif. Le simple fait de comprendre ces mécanismes permet au couple d’interpréter les comportements plus justement, de réduire les blessures involontaires et de renforcer la connexion. Particularités non diagnostiques Certaines personnes qu’elles soient ou non neurodéveloppementales présentent aussi une sensibilité émotionnelle ou sensorielle plus élevée. Ce ne sont pas des diagnostics , mais des traits pouvant affecter la dynamique relationnelle. Couples neurodivergents : respecter les besoins de chacun pour un meilleur équilibre Même lorsque l’un des partenaires présente un profil neurodéveloppemental, il est important de rappeler que l’autre partenaire a lui aussi des besoins légitimes , qu’il soit neurotypique ou non. Avoir davantage de flexibilité, de spontanéité, de connexion émotionnelle ou de constance dans la communication ne relève pas d’exigences excessives : ce sont des besoins humains de base. Parfois, dans les couples où les fonctionnements diffèrent, l’attention se concentre principalement sur les défis du partenaire TDAH ou TSA, ce qui est naturel et nécessaire pour mieux comprendre la dynamique. Mais cela peut mener, sans qu’on s’en rende compte, à mettre de côté les besoins du partenaire neurotypique, qui peut alors se sentir épuisé, seul dans la gestion du quotidien ou “trop exigeant”. Reconnaître cette réalité est essentiel : les deux partenaires ont droit à un espace émotionnel, à de la compréhension, à de la stabilité et à une communication sécurisante . Ce n’est pas parce que l’un nécessite des ajustements liés à son fonctionnement neurodéveloppemental que l’autre doit s’effacer ou ignorer ses propres limites. Une relation saine repose sur un double mouvement : comprendre les particularités neurocognitives de l’un, et reconnaître les besoins affectifs, relationnels et pratiques de l’autre. C’est cet équilibre (et non l’adaptation à sens unique) qui permet au couple de fonctionner réellement sur le long terme. Les défis relationnels les plus fréquents Différences dans la communication Les profils TDAH ou TSA peuvent interpréter les échanges différemment, parfois de manière littérale ou avec une difficulté à décoder les signaux non verbaux. Cela peut entraîner des malentendus, même en l’absence de conflit. Charge mentale et fonctions exécutives Les défis liés à l’organisation, à la planification ou à la gestion du quotidien peuvent mener à une répartition inégale des tâches. Ce n’est pas volontaire : il s’agit d’une limite cognitive bien documentée. Fatigue sensorielle ou cognitive Dans les profils TSA et certains profils TDAH, une surcharge sensorielle ou informationnelle peut mener à un retrait temporaire. Il s’agit d’une stratégie de régulation , souvent mal interprétée comme un retrait affectif. Régulation émotionnelle différente Le TDAH peut entraîner une réactivité émotionnelle accrue, tandis que des profils TSA peuvent exprimer leurs émotions de manière plus discrète. Ces différences exigent une compréhension mutuelle. Stratégies pour soutenir la relation Encourager une communication explicite Clarifier les besoins, éviter les sous-entendus, verbaliser les attentes et utiliser des supports visuels au besoin. Adapter la répartition des responsabilités Privilégier des outils structurés (agendas partagés, routines, listes visuelles) pour compenser les défis exécutifs. Respecter les besoins sensoriels et cognitifs Prévoir des moments de calme, de décompression ou de solitude, sans interprétation négative. Considérer un accompagnement spécialisé La thérapie adaptée aux profils neurodéveloppementaux aide à éviter les interprétations erronées, à comprendre les mécanismes en jeu et à développer des stratégies relationnelles efficaces. Besoin d’un accompagnement psychologique à Montréal ? Nos psychologues et neuropsychologues  vous accueillent dans un espace bienveillant et professionnel pour un accompagnement adapté à vos besoins. Nos services utiles dans ce contexte Thérapie de couple Pour améliorer la communication, réduire les malentendus, et développer des stratégies adaptées à la réalité du couple. Thérapie individuelle Pour mieux comprendre son fonctionnement individuel, travailler la régulation émotionnelle et soutenir l’équilibre relationnel. Intervention en neuropsychologie Pour cibler les forces et défis cognitifs (attention, organisation, fonctions exécutives) et offrir des stratégies concrètes. Évaluation neuropsychologique Elle permet une compréhension claire et rigoureuse du fonctionnement cognitif et guide les interventions. Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • Le mythe du “couple parfait” pendant les fêtes de fin d'année : pression sociale, comparaison et réalité psychologique

    Introduction Les images de couples souriants devant un sapin illuminé, les publicités empreintes de romantisme, les films de Noël romantiques, les publications sur les réseaux sociaux soigneusement mises en scène… Pendant le temps des fêtes, l’idéalisation du couple atteint son apogée. Pour plusieurs personnes, en couple ou non, cette période amplifie la pression, les comparaisons et le sentiment d’insuffisance. D’un point de vue psychologique, l’idéal du « couple parfait » exerce une influence significative sur l’estime de soi, les attentes relationnelles et le sentiment de réussite personnelle. Cet article vise à comprendre comment ce mythe se construit, pourquoi il persiste, et comment s’en protéger pour préserver son bien-être émotionnel. 1. D’où vient le mythe du couple parfait ? La représentation du couple parfait durant les fêtes s’appuie sur plusieurs sources : Les normes culturelles et les traditions Le temps des fêtes est associé à l’unité familiale, au romantisme et à l’harmonie. Cette norme crée un script social où être en couple devient synonyme de réussite affective. Les médias et le marketing Les films, publicités et contenus numériques véhiculent une vision idéalisée du couple : complice, heureux, stable et exempt de conflits. Les réseaux sociaux Ils présentent la version la plus filtrée et performative des relations. Les couples y montrent des moments soigneusement sélectionnés, créant un décalage avec la réalité quotidienne. Les comparaisons sociales Selon la psychologie sociale, nous évaluons notre bien-être en fonction de ce que nous percevons chez les autres. Les réseaux amplifient ce phénomène. Résultat : une pression silencieuse, cumulative et souvent inconsciente. 2. Les effets psychologiques de cette idéalisation Le mythe du couple parfait peut générer plusieurs impacts : Insatisfaction relationnelle et recherche du couple parfait Les recherches démontrent que l’exposition répétée aux couples idéalisés augmente la perception de déficit dans sa propre relation. Pression à performer émotionnellement Se sentir obligé(e) de “réussir” Noël en couple ou de vivre des moments parfaits. Risque de perfectionnisme relationnel Croire que l’amour doit suivre un scénario précis : absence de conflit, harmonie constante, gestes romantiques continus. Détresse chez les personnes célibataires ou en rupture La période peut accentuer un sentiment d’isolement, de comparaison négative ou d’échec. Évitement émotionnel Certaines personnes masquent leurs difficultés pour correspondre à la norme sociale, ce qui augmente la détresse interne. 3. La réalité psychologique des couples Les relations humaines sont complexes. Les études en psychologie montrent : Les couples vivent des conflits, c’est normal Plusieurs recherches indiquent que la majorité des couples fonctionnels vivent des conflits réguliers. L’harmonie parfaite n’existe pas Les relations qui durent ne sont pas celles sans problèmes, mais celles où les partenaires savent réparer et réguler leurs émotions après un conflit. Les fêtes amplifient les stress externes Fatigue, obligations sociales, charge mentale, budget, famille d’origine… tous ces facteurs augmentent l’irritabilité et diminuent la tolérance. Les images parfaites ne reflètent pas les dynamiques internes La satisfaction relationnelle ne se voit pas dans une photo : elle se construit dans la communication, la sécurité affective, la confiance et la co-régulation. 4. L’impact des réseaux sociaux : entre comparaison et distorsions Les réseaux sociaux accentuent le phénomène par : • la sélection : seules les meilleures images sont montrées, • l’embellissement : filtres, poses, scénarios, • la performance sociale : montrer le “bonheur” comme un statut, • la comparaison automatique : processus cognitif inconscient. Les études montrent que l’exposition fréquente à des images idéalisées augmente: l’envie sociale, la diminution de l’estime personnelle, la perception d’infériorité, la détresse émotionnelle. 5. Comment se protéger du mythe et préserver sa santé mentale ? 1. Revenir à la réalité relationnelle Rappelez-vous : chaque couple traverse des cycles, des hauts et des bas. 2. Limiter l’exposition aux réseaux sociaux Une diminution même temporaire réduit significativement la comparaison sociale. 3. Pratiquer l’autocompassion Reconnaître que vos émotions, vos défis et votre parcours sont valides. 4. Développer une vision réaliste du couple L’amour mature implique l’imperfection, la communication, la réparation et l’ajustement. 5. Nommer vos besoins à votre partenaire (si en couple) La communication émotionnelle diminue les malentendus et renforce la sécurité relationnelle. 6. Redéfinir ce que signifie “réussir” les fêtes Moins de performance, plus d’authenticité. Conclusion Le mythe du “couple parfait” pendant les fêtes crée une pression inutile, alimentée par les réseaux sociaux, les normes culturelles et l’idéalisation médiatique. En réalité, la santé d’un couple n’est pas visible sur une photo ni conditionnée par la perfection, mais par la capacité à se comprendre, se soutenir et traverser les défis ensemble. Se libérer de cette comparaison permet de vivre les fêtes avec plus de sérénité, d’authenticité et de douceur, en couple ou seul(e). Besoin d’un accompagnement psychologique à Montréal ? Nos psychologues et neuropsychologues  vous accueillent dans un espace bienveillant et professionnel pour un accompagnement adapté à vos besoins. Nos services utiles dans ce contexte Thérapie de couple Pour améliorer la communication, réduire les malentendus, et développer des stratégies adaptées à la réalité du couple. Thérapie individuelle Pour mieux comprendre son fonctionnement individuel, travailler la régulation émotionnelle et soutenir l’équilibre relationnel. Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • Gestion du bruit, de l’excitation et des routines brisées : soutenir un enfant TDAH pendant les fêtes

    Analyse neuropsychologique et stratégies concrètes pour les parents Le temps des fêtes est souvent synonyme de joie, de rassemblements et d’activités stimulantes. Mais pour un enfant ayant un TDAH , cette période peut représenter un véritable défi : routines perturbées, excitation généralisée, surcharge sensorielle, transitions rapides, bruits constants…Pour le cerveau d’un enfant neurodivergent, tous ces éléments peuvent augmenter l’impulsivité, l’agitation, les débordements émotionnels ou les crises. Cet article propose un regard neuropsychologique , nuancé et respectueux, afin de comprendre ce qui se joue dans le cerveau d’un enfant TDAH durant les fêtes et d’accompagner les parents avec des stratégies efficaces et bienveillantes. 1. Pourquoi les fêtes sont particulièrement difficiles pour un enfant TDAH ? 1.1 Une surcharge des fonctions exécutives Les fonctions exécutives (planification, inhibition, flexibilité, attention) sont déjà plus fragiles chez les enfants TDAH. Or, pendant les fêtes, ces fonctions sont mises à rude épreuve : imprévisibilité des horaires, changements rapides d’activités, nombreuses distractions, demandes sociales accrues, stimulation sonore et visuelle. Le cortex préfrontal, responsable de l’autorégulation, doit travailler deux à trois fois plus intensément qu’en temps normal. 1.2 Le bruit et l’excitation augmentent la charge sensorielle Les environnements festifs sont bruyants : musique, conversations simultanées, lumières vives, foule, rires, activités… Pour un enfant TDAH, souvent plus sensible aux stimuli, cela crée : une hyperactivation du système attentionnel, une difficulté à filtrer le bruit, de l’irritabilité, une fatigue cognitive accrue, parfois une perte de contrôle émotionnel. Ce n'est pas de la mauvaise volonté : c’est une surcharge du système nerveux. 1.3 Des routines brisées = plus de défis d’autorégulation, surtout dans le TDAH Les routines servent d' “ancrages cognitifs”. Elles aident le cerveau à prédire ce qui s’en vient et à se réguler. En période des fêtes : heures du coucher décalées, repas différents, déplacements fréquents, changements d’environnement, horaires irréguliers. Résultat : le cerveau perd ses repères et la régulation devient plus difficile. 1.4 Des émotions fortes = un cerveau en “mode intensifié” Excitation + anticipation + nouvelles expériences + cadeaux =un cocktail émotionnel parfois difficile à gérer pour un enfant TDAH. L’émotion devient si forte qu’elle déborde plus rapidement. C’est ce qu’on appelle la dysrégulation émotionnelle , un phénomène très étudié dans le TDAH. 2. Comment soutenir un enfant TDAH pendant les fêtes ? Stratégies neuropsychologiques simples et efficaces 2.1 P révoir une structure douce (pas rigide, mais prévisible) Les enfants TDAH n’ont pas besoin d’une routine parfaite. Ils ont besoin de prévisibilité . Exemples : garder des heures de sommeil relativement stables, annoncer les transitions à l’avance, afficher un petit horaire visuel, expliquer la journée le matin : “Aujourd’hui, on va d’abord chez mamie, ensuite on ouvre les cadeaux.” La structure réduit la charge cognitive et sécurise le cerveau. 2.2 Utiliser des “bulles calmes” dans la journée Une bulle calme = un moment court, sans stimuli, pour réduire l’hyperactivation. Idées de bulles calmes : pièce plus tranquille, coin lecture, marche de 5 minutes, mini pause sensorielle, écouteurs bruit rose ou blanc, respiration guidée de 30 secondes. Pour un enfant TDAH, une pause proactive vaut 100 interventions correctives après coup . 2.3 Préparer l’enfant aux contextes difficiles Quelques minutes de préparation peuvent transformer l’expérience. Exemples : expliquer le bruit et la foule, nommer les règles sociales à l’avance, décrire les étapes du souper, anticiper les moments potentiellement stressants. Les enfants TDAH gèrent mieux quand ils savent à quoi s’attendre . 2.4 Protéger le système sensoriel Si l’environnement est très bruyant ou stimulant : apporter un casque antibruit, prévoir des pauses dehors, diminuer le volume des jeux, offrir un coin tranquille, réduire le nombre de personnes dans l’interaction. Ce n’est pas “éviter la vie”,c’est adapter l’environnement… comme on le ferait avec des lunettes pour un enfant qui voit moins bien. 2.5 Fixer des limites réalistes Un enfant TDAH ne peut pas “performer” socialement pendant des heures. Les attentes doivent être ajustées. Exemples de limites : temps maximal chez une famille, nombre d’activités par jour, limites claires sur les écrans, pauses obligatoires. Moins il y a d’exigences, plus l’enfant peut se réguler. 2.6 Favoriser l’autorégulation émotionnelle Stratégies simples à enseigner : respirations lentes, serrer une balle antistress, “pause eau”, demander de l’aide, nommer l’émotion (“Je suis excité”, “Je suis frustré”). Nommer l’émotion diminuerait l’activation de l’amygdale de 30 % selon les études. 2.7 Valoriser les forces (essentiel pour l’estime) Les fêtes sont un contexte où un enfant TDAH peut recevoir plus de critiques indirectes (“calme-toi”, “sois patient”, “arrête de bouger”). Il faut contrebalancer. Valoriser : sa créativité, sa spontanéité, son humour, son énergie, sa curiosité, son originalité. Les forces neurodéveloppementales méritent d’être mises en lumière. 3. Quand consulter en psychologie ? Une consultation peut être pertinente si : les comportements deviennent très difficiles à gérer, l’enfant semble constamment en surcharge, les routines sont impossibles à maintenir, l’attention et la régulation sont problématiques depuis longtemps, il y a des doutes sur un TDAH ou un autre profil neurodéveloppemental. L’objectif n’est jamais de “coller une étiquette”, mais de comprendre le fonctionnement du cerveau pour mieux intervenir. Conclusion Les fêtes représentent un défi particulier pour les enfants TDAH : surcharge sensorielle, excitation, perte de routine et exigences sociales. Ce ne sont pas des comportements “capricieux”, mais des réactions liées au fonctionnement neurodéveloppemental. En adoptant des stratégies simple, structure douce, pauses sensorielles, attentes réalistes, préparation, soutien émotionnel, il est possible de réduire les débordements et d’offrir à l’enfant des fêtes plus calmes, plus sécurisantes et plus harmonieuses. Notre approche À l’interphase, notre équipe pluridisciplinaire est composée de neuropsychologues, de psychologues et d’intervenantes spécialisées dans l’évaluation et l’accompagnement des enfants TDAH. Avant toute prise en charge en psychoéducation ou en psychologie, un diagnostic rigoureux est réalisé par nos neuropsychologues, dont  Vincent Migneron-Foisy , Alixia Demichelis et Émeline Wyckaert,  qui possèdent une solide expertise dans l’évaluation du fonctionnement neuropsychologique des enfants et des adolescents. En psychoéducation, Béatrice Villemure   offre un accompagnement individualisé visant à soutenir la gestion des émotions chez les jeunes, tout en guidant les parents dans l’implantation de stratégies concrètes à la maison. Du côté de la   psychologie, Noémie Lardinois , Marie-Andrée Rousseau   et   Samera Bijjou  interviennent auprès des enfants et de leurs familles en proposant des approches thérapeutiques adaptées aux profils et aux besoins spécifiques. Avec un accompagnement adapté et des outils concrets, votre enfant peut progresser et la vie familiale peut redevenir plus sereine.  Vous n’êtes pas seul.e. Prendre rendez-vous en personne ou en visio ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • TOP vs TDAH : Comment faire la différence ?

    Comprendre pour mieux accompagner son enfant Il n’est pas rare que des parents nous consultent parce qu’ils se sentent dépassés par le comportement de leur enfant : crises fréquentes, oppositions constantes, agitation, impulsivité, difficultés à l’école… Plusieurs se demandent : « Est-ce un TDAH ? Est-ce un TOP ? Est-ce un mélange des deux ? » Ces questions sont légitimes, et elles reflètent une réalité clinique bien connue : le Trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et le Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) peuvent se ressembler… mais ils ne relèvent pas des mêmes mécanismes. Cet article propose un regard clair et nuancé, fondé sur le DSM-5 et sur notre expérience en psychologie, neuropsychologie et psychoéducation auprès des enfants, des adolescents et de leurs parents . L’objectif : vous aider à comprendre ce qui se joue réellement, et à identifier quel type de soutien pourrait être pertinent pour votre famille. Comprendre le TDAH : un trouble de la régulation attentionnelle et exécutive Le TDAH , tel que défini dans le DSM-5, est un trouble neurodéveloppemental . Cela signifie que son origine se situe principalement au niveau du fonctionnement cérébral, de l’autorégulation et des fonctions exécutives. L’enfant ne manque pas de volonté : il n’arrive pas toujours à contrôler son niveau d’attention, son impulsivité ou son activité motrice. Selon le DSM-5, les symptômes doivent : être présents depuis l’enfance (avant 12 ans), se manifester dans plus d’un milieu (école + maison, par exemple), et causer une réelle interférence avec le fonctionnement quotidien. Un enfant qui souffre d’un TDAH peut : perdre le fil rapidement, oublier ce qu’on lui a demandé, s’agiter sans le vouloir, réagir impulsivement, avoir de la difficulté à terminer ce qu’il commence. Ce n’est pas de la provocation : c’est une difficulté à se contrôler, souvent involontaire . Comprendre le TOP : un trouble de la relation, des émotions et de l’opposition Le TOP , dans le DSM-5, appartient aux troubles du comportement. On y retrouve trois grandes dimensions : irritabilité (se fâcher vite, se sentir facilement attaqué), opposition (argumenter, contester, refuser activement les règles), provocation ou vindicte (chercher à provoquer ou à blesser verbalement dans certains cas). Contrairement au TDAH, où la difficulté vient de l’autorégulation interne , le TOP relève plutôt : de la gestion émotionnelle , de la dynamique relationnelle, et de la façon dont l’enfant entre en interaction avec l’autorité. Un enfant avec un TOP peut très bien se concentrer et être parfaitement calme… sauf lorsqu’une règle, une limite ou une consigne survient. L’opposition devient alors une manière d’exprimer son malaise, sa frustration ou un besoin de contrôle. Le parent se sent souvent démuni, parfois même remis en question comme si « rien ne fonctionnait ». C’est un vécu très fréquent, et surtout, ce n’est pas un échec parental . Un enfant avec un TOP réagit différemment aux interventions traditionnelles, et cela demande des stratégies particulièrement adaptées. TOP vs TDAH : deux réalités différentes, mais souvent entremêlées S’ils sont différents, le TOP et le TDAH peuvent parfois se présenter ensemble. En clinique, on observe que jusqu’à 40 à 60 % des enfants ayant un TDAH présentent aussi des comportements oppositionnels . Pourquoi ? L’impulsivité du TDAH peut mener à des conflits. Les échecs répétés provoquent de la frustration → donc de la colère. La dynamique parent-enfant s’envenime peu à peu. L’enfant développe des stratégies oppositionnelles pour compenser. Dans ces situations, il devient très difficile pour les parents de démêler ce qui relève du TDAH et ce qui est le fruit d’un TOP réellement installé. C’est là qu’une évaluation professionnelle devient pertinente. Comment distinguer clairement le TOP du TDAH ? L’importance d’une évaluation complète Dans notre clinique, nous utilisons une approche multidisciplinaire pour comprendre chaque enfant dans sa globalité. 1. L’évaluation neuropsychologique Elle permet de mesurer objectivement : l’attention, l’impulsivité, les fonctions exécutives, le profil cognitif. Cela permet d’identifier clairement la présence ou non d’un TDAH. 2. L’évaluation comportementale et la psychothérapie Elle analyse : la nature des comportements, les déclencheurs, les schémas relationnels, les moyens d’expression de l’enfant, les réactions familiales. Elle permet de comprendre si l’opposition observée correspond réellement aux critères DSM-5 du TOP. 3. L’ observation des milieux de vie Un enfant avec un TDAH démontre ses défis partout . Un enfant avec un TOP peut présenter une opposition sélective : certains adultes, certaines situations, ou certains contextes. Comment aider un enfant présentant un TDAH, un TOP ou les deux ? Chaque enfant peut bénéficier d’un plan d’intervention personnalisé. Dans notre pratique, trois types d’accompagnement sont particulièrement efficaces : Psychoéducation – Enfant et Parent La psychoéducation offre des outils concrets pour : diminuer les crises, structurer la routine, modifier les interactions parent-enfant, réduire les conflits, soutenir la régulation émotionnelle. C’est un pilier central pour le TOP, mais aussi un complément précieux lors d’un TDAH. Évaluation neuropsychologique Lorsque les difficultés d’attention, d’impulsivité ou d’organisation sont au premier plan, une évaluation neuropsychologique complète : précise le diagnostic, permet de comprendre les forces et défis de l’enfant, oriente les interventions scolaires, guide les stratégies à la maison. Psychothérapie (enfant, adolescent, famille) Selon l’âge et les besoins, la psychothérapie vise à : renforcer les habiletés émotionnelles, réduire la colère et l’impulsivité, développer l’estime de soi, améliorer les relations familiales. Quand consulter ? Vous pourriez envisager une évaluation si vous observez : des crises fréquentes ou intenses, une opposition persistante, une détérioration du climat familial, des difficultés d’attention significatives, des retours scolaires préoccupants, un épuisement parental. Il ne s’agit jamais de « trouver ce qui ne va pas » chez votre enfant. Il s’agit plutôt de comprendre , afin de mieux intervenir… et de retrouver un climat plus serein à la maison. En conclusion : comprendre pour mieux accompagner Le TOP et le TDAH présentent parfois des signes qui se croisent, mais ils n’ont pas les mêmes origines, ni les mêmes impacts sur l’enfant et sa famille. Faire la distinction entre les deux, ou identifier leur cooccurrence, est une étape essentielle pour offrir à l’enfant les interventions les plus adaptées. À notre clinique de psychologie, psychoéducation et neuropsychologie à Montréal , nous accompagnons les familles avec une approche humaine, rigoureuse et respectueuse du développement de l’enfant. Si vous ressentez le besoin d’être guidés, de comprendre ce qui se passe ou d’obtenir une évaluation complète, notre équipe est là pour vous soutenir. FAQ – TOP vs TDAH 1. Comment savoir si mon enfant a un TOP ou un TDAH ? La distinction nécessite une évaluation faite par un psychologue, neuropsychologue ou psychoéducateur. Le TDAH touche la régulation attentionnelle ; le TOP touche la gestion émotionnelle et la relation à l’autorité. 2. Est-ce que le TOP et le TDAH peuvent exister ensemble ? Oui. Ils coexistent fréquemment (40 à 60 % des cas). 3. Quels sont les signes principaux du TOP ? Colère fréquente, irritabilité, opposition, provocations, conflits persistants. 4. Quels sont les signes principaux du TDAH ? Inattention, impulsivité, agitation, oublis, difficulté à terminer les tâches. 5. Est-ce que mon enfant est opposant… ou impulsif ? Un enfant opposant cherche souvent le rapport de force. Un enfant impulsif perd le contrôle malgré lui. 6. Est-ce que la psychoéducation peut aider ? Oui, c’est une intervention très efficace pour réduire l’opposition et soutenir les parents. 7. Quand consulter ? Lorsque les crises deviennent fréquentes, le climat familial se détériore ou que l’école se dit préoccupée. 8. L’évaluation du TOP ou du TDAH, ça ressemble à quoi ? Rencontres, questionnaires, tests neuropsychologiques, ou encore observation des milieux. 9. Le TOP ou le TDAH disparaissent-ils avec l’âge ? Ils évoluent, mais avec le bon soutien, leur impact peut être nettement réduit. 10. Où consulter à Montréal ? Dans une clinique offrant psychologie, psychoéducation et neuropsychologie spécialisées en enfance et en famille. Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • L’impact des écrans sur l’attention des enfants : faut-il une évaluation neuropsychologique?

    Introduction De nos jours, les écrans (tablettes, téléphones, ordinateurs, téléviseurs) font partie intégrante du quotidien des enfants. Si certains usages sont utiles (apprentissages, communication, loisirs), une exposition excessive ou mal régulée peut avoir des effets négatifs sur l’attention, la concentration et les apprentissages. Alors, comment faire la différence entre une simple période d’ajustement et un besoin de consulter en neuropsychologie ? Quand envisager une évaluation ? Comment les écrans peuvent influencer l’attention ? Une utilisation prolongée d’écrans de loisirs peut affecter la capacité à soutenir l’attention sur une tâche plus « calme » ou moins stimulante. Les contenus très dynamiques (jeux vidéo rapides, vidéos courtes, réseaux sociaux) sollicitent beaucoup le système d’attention, créant une sorte d’habituation à des stimulations fortes, ce qui peut rendre la concentration plus difficile dans des contextes scolaires ou de devoir. Une mauvaise hygiène d’écran (utilisation tardive, multitâche, dans un environnement distrayant) peut favoriser fatigue cognitive, lenteur de traitement, oublis, ou irritabilité. Les enfants ayant déjà des vulnérabilités cognitives (fonctions exécutives moins efficaces, mémoire de travail fragile) peuvent être particulièrement affectés. Bonnes pratiques au Québec : les recommandations officielles Voici les repères et conseils issus de la politique québécoise pour une utilisation équilibrée des écrans, à adapter selon l’âge de l’enfant. 0-2 ans : Aucun temps d’écran de loisir recommandé. Ne pas laisser de télé ou écran allumé en arrière-plan, car cela nuit aux interactions et à l’attention du tout-petit. Favoriser le jeu libre, la manipulation, l’interaction avec l’adulte. 2-5 ans : Maximum 1 heure par jour pour les activités de loisir écran, et encore : encadrée et supervisée. Choisir des contenus de qualité, adaptés à l’âge, de préférence interactifs, éducatifs. Utiliser l’écran dans un lieu commun (pas dans la chambre de l’enfant). Prévoir des pauses après environ 30 minutes pour prévenir la fatigue visuelle. 6-12 ans : En règle générale, pas plus de 2 heures par jour pour les écrans de loisir (mais dépend fortement du type de contenu, contexte, caractéristiques de l’enfant). Surveillance accrue : privilégier les contenus éducatifs ou de qualité, éviter que l’écran devienne un substitut systématique d’activités physiques, sociales ou créatives. L’appareil doit idéalement rester dans un espace parent-accessible (et non systématiquement dans la chambre de l’enfant). 13-19 ans : Pas de durée précise prescrite, mais on recommande d’évaluer l’usage selon : le contenu (études vs loisirs), le contexte (moment de la journée, multitâche), et les caractéristiques individuelles (sommeil, santé mentale, attention). Favoriser un dialogue avec l’adolescent sur ses usages, et fixer ensemble des règles claires. Les signes d’alerte à surveiller Si après avoir mis en place les bonnes pratiques (voir ci-dessus) vous constatez : Difficulté persistante de concentration, même dans les tâches que l’enfant apprécie. Oublis fréquents, difficulté à suivre plusieurs étapes d’une consigne. Lenteur ou fatigue cognitive importante après des temps d’écran ou devoirs. Impact sur les résultats scolaires, ou remarque des enseignants sur l’attention/fluctuation. L’enfant semble irritable, s’ennuie, décroche facilement dès que l’activité n’est plus « écran ». Alors, il peut être opportun d’envisager une évaluation neuropsychologique pour mieux comprendre le profil cognitif de l’enfant : attention, mémoire de travail, fonctions exécutives, vitesse de traitement. Pourquoi une évaluation neuropsychologique peut aider Elle permet d’identifier ce qui se cache derrière les difficultés d’attention : est-ce surtout l’usage des écrans ou y a-t-il une vulnérabilité cognitive (ex. : fonctions exécutives, mémoire) ? Elle fournit des recommandations personnalisées : aménagements scolaires, stratégies à la maison, guidance parentale. Elle permet de rassurer l’enfant, la famille et l’école, de clarifier les étapes à suivre. Elle permet d’agir tôt, ce qui est souvent plus efficace. Conseils pratiques pour encadrer les écrans à la maison Voici un plan d’action concret : Établir un « plan d’écran » familial Avec l’enfant, définissez des “heures d’écran”, des types d’activités autorisées, des zones interdites (ex. chambre, pendant les repas). Affichez ce plan à un endroit visible. Appliquez-le de façon régulière, tout en restant flexible dans certaines occasions (vacances, anniversaire). Favoriser les transitions et les pauses Après ~30 minutes d’écran, prévoir une pause active (marche, étirement, jeu physique). Annoncez l’arrêt d’écran 5-10 minutes avant pour éviter les conflits. Choisir des contenus de qualité Pour les plus jeunes : privilégier des émissions ou applications éducatives, accompagnées de l’adulte. Pour les plus âgés : privilégier les usages avec objectif (apprentissage, création), pas uniquement passif. Usage dans des zones communes L’écran dans le salon ou la salle familiale, pas systématiquement dans la chambre. Permet à l’adulte de superviser et de garantir que l’enfant ne soit pas isolé face à un usage excessif. Modéliser un bon comportement Les parents/adultes doivent aussi réfléchir à leur usage des écrans : limiter leur propre exposition, privilégier des moments sans appareil, être présent à l’enfant. Éteindre les écrans pendant les repas, ou instaurer “zone sans écran”. Favoriser la diversité des activités Encourager des alternatives : jeux de société, lecture, sport, bricolage, musique. Plus l’enfant a accès à des activités non-écran stimulantes, moins l’écran devient le seul recours. Régler les moments d’écrans tardifs Éviter l’écran dans l’heure qui précède le coucher, car cela peut nuire au sommeil, et par effet domino à l’attention le lendemain. En conclusion Les écrans font désormais partie de la vie de nos enfants et dans de nombreux cas, ils peuvent être un outil formidable. Toutefois, une utilisation non encadrée ou excessive peut fragiliser l’attention, la concentration et la réussite scolaire. En adoptant une approche proactive (i.e. fixer des règles claires, choisir des contenus adaptés, varier les activités, et surveiller les signes d’alerte), vous mettez toutes les chances de votre côté. Et si vous observez des difficultés d’attention persistantes malgré ces efforts, considérer une évaluation neuropsychologique peut être un choix pertinent pour accompagner l’enfant efficacement. Contactez-nous dès aujourd’hui pour discuter d’une évaluation neuropsychologique et voir comment nous pouvons vous guider. Notre approche À l’interphase, notre équipe pluridisciplinaire est composée de neuropsychologues, de psychologues et de psychoéducateurs. Avant toute prise en charge en psychoéducation ou en psychologie, un diagnostic rigoureux est réalisé par nos neuropsychologues, dont  Vincent Migneron-Foisy , Alixia Demichelis et Émeline Wyckaert,  qui possèdent une solide expertise dans l’évaluation du fonctionnement neuropsychologique des enfants et des adolescents. En psychoéducation, Béatrice Villemure   offre un accompagnement individualisé visant à soutenir le développement des habiletés sociales et de la gestion des émotions chez les jeunes, tout en guidant les parents dans l’implantation de stratégies concrètes à la maison. Du côté de la   psychologie, Noémie Lardinois , Samera Bijjou et Marie-Andrée Rousseau interviennent auprès des enfants et de leurs familles en proposant des approches thérapeutiques adaptées aux profils et aux besoins spécifiques. Conclusion Avec un accompagnement adapté et des outils concrets, votre enfant peut progresser et la vie familiale peut redevenir plus sereine.   Prendre rendez-vous en personne ou en visio ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • Psychothérapie chez les adultes: L’approche TCC

    Introduction Dans un monde où le stress, les exigences professionnelles et les défis personnels font partie du quotidien, de plus en plus d’adultes cherchent du soutien pour mieux comprendre et gérer leurs émotions. La thérapie cognitivo-comportementale, plus connue sous le nom de TCC , s’impose aujourd’hui comme une approche efficace et reconnue pour favoriser le mieux-être psychologique. Cet article vise à présenter ce qu’est la TCC, comment elle fonctionne et à qui elle s’adresse. Qu’est-ce que la TCC ? La thérapie cognitivo-comportementale  est une approche psychothérapeutique qui met l’accent sur le lien entre nos pensées, nos émotions et nos comportements. Elle repose sur l’idée que nos façons de penser influencent directement ce que nous ressentons et comment nous agissons. Développée dans les années 1950 par le psychiatre Aaron Beck , la TCC vise à aider les individus à reconnaître, comprendre et modifier les pensées négatives ou irrationnelles qui contribuent à leur détresse émotionnelle. Contrairement à certaines approches plus introspectives ou centrées sur le passé, la TCC est orientée vers le présent et la résolution de problèmes concrets . Elle se déroule généralement dans un cadre structuré, en collaboration avec un psychologue. Ensemble, le thérapeute et le client explorent les schémas de pensée automatiques et identifient ceux qui entretiennent la souffrance psychologique. Ensemble, le patient et le professionnel travaillent à les remplacer par des pensées plus réalistes et constructives. La TCC s’appuie à la fois sur les principes de la psychologie cognitive  (qui étudie nos processus mentaux) et de la psychologie comportementale  (qui s’intéresse à nos actions observables). Cette combinaison permet de comprendre comment nos pensées et nos comportements s’influencent mutuellement  et comment agir sur ces deux plans peut améliorer durablement notre bien-être. Comment fonctionne la TCC ? La TCC repose sur une démarche collaborative et active . Le thérapeute guide la personne à travers différentes techniques, comme la restructuration cognitive (remise en question des pensées négatives), l’exposition graduelle (affronter progressivement une peur), ou encore l’apprentissage de stratégies de relaxation et de pleine conscience. La prise en charge est généralement de courte durée   entre 6 et 20 séances selon les besoins  et se déroulent dans un cadre clair et structuré. Le client est souvent invité à faire des exercices entre les rencontres , comme observer ses pensées ou tester de nouvelles façons d’agir dans la vie quotidienne. Ces “devoirs thérapeutiques” permettent d’ancrer les apprentissages et de renforcer l’autonomie du patient. Cette approche met également l’accent sur la régulation émotionnelle  : en modifiant la façon dont une personne interprète une situation, on réduit l’intensité de ses émotions négatives et on l’aide à adopter des comportements plus adaptés. Par exemple, une personne souffrant de phobie peut, grâce à la TCC, réévaluer peu à peu la menace perçue (comme la peur d’une araignée) et apprendre à affronter sa peur plutôt qu’à l’éviter. À qui s’adresse la TCC ? La TCC s’adresse à toute personne souhaitant mieux comprendre et gérer ses pensées, ses émotions ou ses comportements. Elle est utilisée pour traiter une grande variété de troubles psychologiques  tels que : La dépression Les troubles anxieux  (phobies, trouble panique, anxiété généralisée) Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) Les troubles du sommeil Les troubles alimentaires Les problèmes de consommation Certains troubles plus complexes comme la schizophrénie  ou les troubles de la personnalité Elle peut également être bénéfique pour des difficultés non pathologiques , comme apprendre à mieux gérer le stress, surmonter un deuil, améliorer la communication dans les relations, ou faire face à une maladie chronique. La TCC est souvent combinée à d’autres formes de traitement, notamment la médication , selon les besoins et les objectifs de chaque personne. Pourquoi choisir la TCC ? D’abord, la TCC est basée sur des données probantes  : de nombreuses études démontrent son efficacité pour réduire les symptômes de divers troubles mentaux et améliorer la qualité de vie. Elle aide non seulement à traiter les symptômes, mais aussi à prévenir les rechutes en outillant la personne pour qu’elle puisse continuer à progresser après la fin de la thérapie. Ensuite, la TCC est structurée et orientée vers l’action . Les objectifs sont clairs, mesurables et adaptés au rythme de chacun. Cette approche favorise la responsabilisation et l’engagement du client dans son propre processus de guérison. Enfin, la TCC est flexible et personnalisable  : elle peut être adaptée à différentes problématiques, à des contextes culturels variés, et à des modalités diverses,  en personne, en groupe ou même en ligne. La TCC se concentre sur les pensées actuelles et les comportements observables, ce qui la rend particulièrement efficace pour ceux qui recherchent des changements concrets et mesurables à court terme. Conclusion La thérapie cognitivo-comportementale est une approche moderne, collaborative et fondée sur des preuves scientifiques. Elle offre aux adultes un espace pour comprendre leurs difficultés, apprendre de nouvelles stratégies et développer des outils durables pour faire face aux défis de la vie. Que ce soit pour traiter un trouble psychologique ou simplement pour mieux se connaître et s’épanouir, la TCC constitue une voie vers le mieux-être. Toutefois, bien qu'elle soit une approche reconnue pour son efficacité dans de nombreux troubles psychologiques, elle ne constitue pas la seule voie possible vers le mieux-être. D’autres approches , comme la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), la thérapie systémique, la psychothérapie analytique, la psychanalyse ou encore les approches humanistes, peuvent mieux convenir à certaines personnes selon leur histoire, leurs besoins et leur manière de concevoir le changement. L’essentiel reste de trouver un accompagnement qui corresponde à chacun, dans une relation thérapeutique de confiance et d’écoute. Sources : MUHC (McGill University Health Centre) Mayo Clinic CAMH (Centre for Addiction and Mental Health) Cognitive–behavioral therapy for management of mental health and stress-related disorders: Recent advances in techniques and technologies Besoin d’un accompagnement psychologique à Montréal ? Nos psychologues et neuropsychologues  à Montréal vous accueillent dans un espace bienveillant et professionnel pour un accompagnement adapté à vos besoins. Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici. Ou en recherchant directement une disponibilité sur GoRendezvous Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  ! Rédigé par Rokhaya Rodriguez,  étudiante en Neuroscience cognitive

  • Comment soutenir un enfant TDAH après le retour à l’école en janvier ?

    Stratégies concrètes pour une transition réussie après les vacances Le mois de janvier marque un moment clé pour beaucoup d’enfants et particulièrement pour les enfants présentant un Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) . Après plusieurs jours ou semaines de congé, avec un rythme plus souple, un sommeil parfois décalé, et une stimulation constante (famille, activités, écrans, déplacements), le retour à l’école peut être un véritable défi. À la Clinique de l'interphase , nous observons chaque année une augmentation des demandes de soutien en début d'hiver. Ce phénomène est normal : les enfants TDAH sont davantage sensibles aux transitions, aux changements de routine et aux exigences scolaires qui reviennent soudainement. Dans cet article, nous présentons des stratégies afin d’aider les parents à accompagner l’enfant vers un mois de janvier plus calme et plus organisé. Pourquoi janvier est un moment difficile chez l'enfant TDAH ? Les enfants ayant un TDAH présentent, selon les critères du DSM-5-TR , des difficultés persistantes d’ attention , d’ impulsivité et/ou d’ hyperactivité , qui affectent leur fonctionnement dans plusieurs milieux (maison, école, activités). Le retour après les vacances exacerbe souvent ces vulnérabilités pour plusieurs raisons : 1. Perte de routine La routine est un pilier pour les enfants TDAH. Pendant les congés, l’horaire devient plus flexible : repas décalés heures de coucher moins régulières absence de structure scolaire. 2. Charge cognitive accrue L’école exige rapidement : attention soutenue gestion du matériel organisation autonomie Or ces fonctions exécutives sont précisément celles qui sont les plus touchées dans le TDAH. 3. Fatigue saisonnière Le manque de lumière, le froid, les matins plus sombres peuvent affecter : l’humeur la concentration la motivation Les enfants TDAH sont particulièrement sensibles à ces variations. Stratégies attentionnelles & organisationnelles Voici quelques interventions basées sur les approches cognitivo-comportementales et les pratiques neuropsychologiques. 1. Réinstaurer la routine progressivement (dès la veille du retour) Les enfants TDAH réagissent mieux lorsque les routines sont visuelles, prévisibles et stables . Conseils pratiques : Revenir aux heures de coucher habituelles 3–4 jours avant la rentrée. Préparer la tenue, le sac et le lunch la veille. Utiliser un tableau visuel (matin / après-midi / soir). Garder les mêmes séquences de tâches (ex. : déjeuner → habillage → brossage de dents → départ). Astuce clinique : Les routines fonctionnent mieux lorsque l’enfant a un rôle actif , par exemple cocher, déplacer une icône ou tenir une petite liste. 2. Fractionner les tâches Les enfants TDAH maintiennent mieux leur attention lorsqu’on divise les tâches en étapes plus courtes ce que l’on appelle le chunking . Exemples : Au lieu de : « Fais tes devoirs », dire : « Fais la première page. Dis-moi quand tu as terminé. » Diviser les routines : Sortir les devoirs Lire la consigne Faire 5 minutes Pause Finaliser Cette technique réduit l’opposition, augmente la motivation et respecte le fonctionnement attentionnel 3. Utiliser le renforcement positif de manière structurée Le renforcement positif est une approche validée en psychologie pour soutenir les comportements adaptatifs. Ce qui peut fonctionner : Féliciter un comportement précis , pas l’enfant en général. Utiliser la méthode des 5 minutes : “Quand tu travailles 5 minutes, tu gagnes une petite récompense.” Tableaux de renforcement ou système de points (simple, visuel). Ce qui fonctionne moins: Punir les symptômes du TDAH Comparer avec d’autres enfants Sanctionner systématiquement l’inattention (hors contrôle de l’enfant) 4. Créer un environnement facilitateur pour l’attention Les enfants TDAH profitent d’un environnement épuré et prévisible. Idées efficaces : Un coin devoirs calme, toujours au même endroit Une minuterie visuelle ou un Time Timer Une chaise qui permet un léger mouvement (ballon, coussin, wobble) Un plan de l’espace de travail avec très peu d’objets Pourquoi ça marche ? Réduire les distractions diminue la charge cognitive et augmente la capacité à persévérer. Comment savoir si le retour à l’école devient préoccupant ? Il peut être utile de consulter un.e psychologue ou neuropsychologue si : l’enfant pleure ou résiste intensément au retour en classe les devoirs prennent des heures l’école rapporte des difficultés quotidiennes les notes chutent l’enfant semble anxieux, irritable ou démotivé les comportements opposants augmentent les stratégies mises en place ne suffisent pas Une évaluation ou un accompagnement peut permettre : d’ajuster les interventions d’affiner le diagnostic de mettre en place un plan pour le reste de l’année scolaire Conclusion : janvier peut devenir un mois plus serein Avec les bonnes stratégies, un enfant TDAH peut retrouver rapidement son équilibre après les vacances. En soutenant la routine, en adaptant l’environnement, et en utilisant des outils , on peut transformer une période difficile en une occasion de renforcer la confiance et l’autonomie. Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • Hiver à Montréal et santé mentale : comprendre l’impact du manque de lumière

    Neuropsychologie • Régulation de l’humeur • Rythmes circadiens • Fatigue cognitive L’hiver montréalais entraîne une modification importante de l’environnement lumineux : journées courtes, faible intensité de lumière naturelle, longues périodes nuageuses, et temps passé majoritairement à l’intérieur. Ces changements ne sont pas seulement perceptibles sur le plan physique : ils influencent directement le fonctionnement cérébral , la régulation de l’humeur , l’ énergie , le sommeil et la motivation . Cet article propose une analyse clinique pour comprendre comment le manque de lumière affecte la santé mentale et le fonctionnement cognitif des Montréalais. 1. Comprendre les effets du manque de lumière en hiver sur le cerveau La lumière est un synchroniseur biologique majeur . Elle régule plusieurs mécanismes neurophysiologiques essentiels : 1.1 Rythmes circadiens Le cerveau utilise la lumière pour ajuster le cycle veille sommeil. Moins de lumière → dérèglement du rythme circadien → fatigue, irritabilité, somnolence. 1.2 Production de sérotonine La lumière stimule la sécrétion de sérotonine, neurotransmetteur impliqué dans : l’humeur, l’énergie, la motivation, l’appétit. Une faible exposition lumineuse peut diminuer cette production. 1.3 Production de mélatonine Dans l’obscurité, le cerveau sécrète la mélatonine. Quand les journées sont courtes, l’organisme produit de la mélatonine plus tôt ou de façon irrégulière → sensation d’être fatigué prématurément. 1.4 Activation du cortex préfrontal La lumière influence la vigilance et les fonctions exécutives. Faible luminosité → diminution de la clarté mentale et de la capacité attentionnelle. 2. Montréal : un environnement lumineux particulièrement exigeant À Montréal, l’hiver se caractérise par : des journées très courtes (parfois < 9 h d’ensoleillement), un soleil bas sur l’horizon, une intensité lumineuse faible, de longues périodes de ciel couvert, un mode de vie majoritairement intérieur. Cet ensemble crée un contexte réel de privation lumineuse , souvent sous-estimé, qui peut affecter la santé mentale même chez des personnes sans vulnérabilité particulière. 3. Impact clinique du manque de lumière sur la santé mentale 3.1 Baisse d’énergie et fatigue mentale Le manque de lumière en hiver agit sur plusieurs mécanismes neurophysiologiques, ce qui explique l’augmentation de la fatigue mentale et des variations de l’humeur observées durant cette période. On observe souvent : épuisement rapide, sensation de “brouillard mental”, difficulté à se réveiller, baisse de motivation. 3.2 Humeur plus fragile La diminution de sérotonine influence : l’irritabilité, la tristesse, la sensibilité émotionnelle. Certaines personnes décrivent une “pesanteur” ou une ambiance intérieure grise, reflet de la baisse lumineuse. 3.3 Difficultés attentionnelles La lumière influence directement les réseaux attentionnels. Moins de lumière = concentration fluctuante, vigilance réduite, difficultés à effectuer des tâches complexes, surcharge cognitive plus rapide. 3.4 Déséquilibres du sommeil endormissement retardé ou anticipé, réveils nocturnes, sommeil non réparateur, somnolence diurne. 4. Dépression saisonnière : Il ne s’agit pas d’un simple “manque de motivation hivernal”. La dépression saisonnière (TAS) est un trouble reconnu, caractérisé par : humeur dépressive récurrente en automne/hiver, hypersomnie, augmentation de l’appétit (souvent glucides), perte d’énergie marquée, ralentissement psychomoteur, réduction des activités sociales. Le TAS est plus fréquent dans les régions nordiques. Bien que tout le monde ne développe pas un trouble, beaucoup vivent une symptomatologie subclinique , c’est-à-dire un impact significatif sans remplir tous les critères diagnostiques. 5. Impact sur les fonctions cognitives : pourquoi l’hiver fatigue le cerveau Le manque de lumière affecte : La vitesse de traitement Les personnes rapportent une impression de lenteur, de difficulté à “démarrer”. Les fonctions exécutives Planification, organisation, flexibilité cognitive → tous légèrement moins efficaces. La mémoire de travail Le cerveau peine à maintenir l’information quand il est fatigué. La motivation Moins de lumière → moins d’activation → tâche perçue comme plus lourde. Ce n’est pas un manque de volonté : c’est une réaction neurophysiologique . 6. Facteurs individuels de vulnérabilité Certaines populations sont particulièrement sensibles : personnes ayant déjà une fragilité émotionnelle, personnes souffrant d’anxiété ou d’un trouble de l’humeur, immigrants récemment arrivés (dérèglement dû au changement climatique et culturel), adolescents et jeunes adultes, personnes manquant d’accès à la lumière naturelle (travail en intérieur, appartements sombres), individus avec un rythme circadien sensible. 7. Stratégies d’adaptation 7.1 Exposition à la lumière naturelle marcher dehors le matin, même 10 à 20 minutes, s’exposer près des fenêtres, sortir à la pause déjeuner. 7.2 Luminothérapie Recommandée pour : humeur basse, fatigue, dépression saisonnière. Doit être utilisée de façon structurée selon les recommandations (éviter les approches improvisées). 7.3 Stabilisation du sommeil horaires réguliers, réduction de l’exposition aux écrans le soir, routine constante, éviter les siestes trop longues. 7.4 Activité physique Effet prouvé sur : énergie, humeur, motivation, clarté mentale. 7.5 Prévention de la surcharge cognitive réduire le multitâche, séquencer les tâches, utiliser supports externes (listes), anticiper la baisse d’énergie saisonnière. 7.6 Soutien psychologique Pertinent si : troubles du sommeil persistants, détresse émotionnelle, irritabilité marquée, fatigue mentale qui ne diminue pas, symptômes saisonniers récurrents. Conclusion L’hiver montréalais exerce un impact réel sur la santé mentale et le fonctionnement cognitif. Le manque de lumière perturbe les rythmes circadiens, la vigilance, la régulation émotionnelle et les capacités exécutives. Reconnaître cette influence permet d’adopter une posture plus nuancée et bienveillante envers soi-même. Avec des stratégies adaptées lumière, routines, sommeil, soutien psychologique la majorité des personnes retrouvent une stabilité émotionnelle et cognitive tout au long de la saison froide. Besoin d’un accompagnement psychologique à Montréal ? Nos psychologues et neuropsychologues  vous accueillent dans un espace bienveillant et professionnel pour un accompagnement adapté à vos besoins. Nos services utiles dans ce contexte Thérapie individuelle Pour mieux comprendre son fonctionnement individuel, travailler la régulation émotionnelle et soutenir l’équilibre. Intervention en neuropsychologie   : Idéale lorsque le manque de soleil entraîne difficultés de concentration ou fatigue mentale. L’intervention neuropsychologique permet de comprendre ce qui se passe au niveau cognitif et de mettre en place des stratégies personnalisées pour améliorer l’attention, l’organisation et le bien-être au quotidien. Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • 10 façons de prendre soin de votre santé mentale pendant les fêtes

    Introduction Le temps des fêtes est souvent associé à la joie, aux réunions familiales et au repos. Pourtant, pour de nombreuses personnes, cette période s’accompagne d’un stress accru, d’attentes sociales élevées, de fatigue émotionnelle ou d’un sentiment de solitude. Entre pression financière, surcharge familiale et diminution de la luminosité hivernale, il est normal de ressentir une intensification de ses émotions. Voici 10 stratégies pour préserver votre santé mentale pendant cette période exigeante. 1. Ajuster vos attentes pour réduire la pression Les fêtes sont souvent idéalisées. Se fixer des standards trop élevés augmente l’anxiété et le sentiment d’échec. Remplacez les « je dois » par des « je choisis ». Fondement : la thérapie cognitive démontre que la restructuration des attentes réduit significativement le stress. 2. Identifier vos limites et les respecter Qu’il s’agisse de votre énergie, de votre temps ou de votre budget, reconnaître vos limites aide à prévenir l’épuisement. Une limite claire est un acte de santé mentale. Fondement :  l’établissement de limites améliore le bien-être et diminue les symptômes d’anxiété. 3. Prévoir des moments de récupération pour sa santé mentale pendant les fêtes Les activités s’enchaînent souvent rapidement. Sans pauses, le système nerveux reste en hyperactivation. Accordez-vous des périodes de calme : marche, respiration, musique douce. Fondement : des pauses régulières diminuent la charge cognitive et améliorent la régulation émotionnelle. 4. Pratiquer l’autocompassion Cette période peut faire ressortir un sentiment d’insuffisance ou de comparaison. Traitez-vous avec la même bienveillance que vous le feriez pour un ami. Fondement : l’autocompassion est liée à une réduction du stress, de l’anxiété et de la rumination. 5. Modérer votre exposition aux situations stressantes Certaines activités ou rencontres peuvent être émotionnellement épuisantes. Donnez-vous la permission de choisir ce qui vous convient réellement. Fondement : l’évitement stratégique (et non l’évitement général) aide à prévenir les surcharges émotionnelles. 6. Gérer la pression financière Les dépenses du temps des fêtes sont l’une des principales sources de stress. Privilégiez des cadeaux simples, symboliques ou immatériels. Fondement : la charge financière augmente les symptômes anxieux, surtout dans les périodes socialement exigeantes. 7. Maintenir des routines stables Sommeil, alimentation, activité physique : la régularité soutient la santé mentale. Essayez de préserver au moins une partie de vos habitudes habituelles. Fondement : les routines stabilisent les fonctions exécutives et réduisent la vulnérabilité émotionnelle. 8. Reconnaître et accueillir vos émotions Vous n’êtes pas obligé(e) d’être joyeux(se) simplement parce que "c’est Noël". Autorisez-vous à ressentir ce qui est là : fatigue, tristesse, nostalgie. Fondement : accepter ses émotions réduit leur intensité et leur impact. 9. Cultiver des connexions significatives Même de courtes interactions authentiques renforcent le sentiment de soutien. Choisissez des relations qui vous font du bien plutôt que la quantité. Fondement : la connexion affective est un facteur protecteur majeur contre le stress. 10. Consulter un professionnel si la période devient trop difficile Si les émotions deviennent accablantes, si vous ressentez un épuisement ou une tristesse persistante, nos psychologues et neuropsychologues peuvent vous aider à comprendre, apaiser et réguler ce que vous traversez. Conclusion Prendre soin de sa santé mentale pendant les fêtes est essentiel. Le stress, les attentes et la diminution de luminosité peuvent fragiliser même les personnes habituellement stables. En adoptant des stratégies simples et scientifiquement validées, vous pouvez traverser cette période avec plus de douceur, de stabilité et de bienveillance envers vous-même. Besoin de soutien pendant cette période ? Notre équipe de psychologues et neuropsychologues à Montréal est disponible pour vous accompagner avec bienveillance en thérapie individuelle. Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

  • Résolutions du 1er janvier : un rituel motivant… qui peut aussi montrer ses limites

    Chaque début d’année, un vent d’élan et de renouveau souffle : on veut changer, s’améliorer, prendre un nouveau départ. Les résolutions du Nouvel An font partie de ces rituels sociaux profondément ancrés, mais elles entraînent parfois pression, culpabilité ou sentiment d’échec. En tant que clinique de psychologie à Montréal, nous observons ce que ces engagements symboliques peuvent apporter… et les limites qu’ils entraînent lorsqu’ils sont mal posés. Pourquoi les résolutions du 1er janvier sont si populaires ? Un besoin humain : le sens, les repères, les transitions Changer d’année représente une transition psychologique . Notre cerveau aime les « points de départ » (effet fresh start ). Cela nous donne l’impression d’un terrain vierge pour essayer autre chose. Une motivation sociale On est porté par l’énergie collective : les proches parlent de nouvelles habitudes, les médias nous encouragent à « devenir la meilleure version de nous-même ». Cela peut renforcer la motivation initiale. La recherche d’un sentiment de contrôle Après des mois compliqués ou stressants, les résolutions donnent une impression de reprise en main : “Cette année, je prends soin de moi.” “Je ralentis.” “Je m’organise mieux.” Ces intentions sont légitimes et souvent bénéfiques… à condition d’être travaillées avec réalisme. Les avantages : ce que les résolutions apportent réellement 1. Un regain d’espoir et d’élan L’espoir fait partie des moteurs psychologiques du changement. Le simple fait d’imaginer un futur différent produit un effet positif mesuré dans de nombreuses études motivationnelles. 2. Un cadre pour initier un travail sur soi Formuler des résolutions invite à : faire le point sur ce qui ne nous convient plus, définir ce qu’on souhaite préserver ou transformer, clarifier ses priorités. 3. L’opportunité d’installer des habitudes durables Quand la résolution est adaptée (petites étapes, objectifs concrets), elle peut ouvrir la voie à de véritables routines de mieux-être : activité physique douce, meilleure organisation du sommeil, moments de pause émotionnelle… Les inconvénients : pourquoi les résolutions échouent souvent 1. Des attentes irréalistes « Je change tout ! », « Je me réinvente complètement ». Ce type d’objectif est presque impossible à tenir. L’échec devient alors inévitable… et douloureux. 2. La pression sociale Quand la résolution est dictée par l’entourage ou la comparaison sociale, elle n’a pas de racines internes. La motivation s’essouffle vite. 3. La culpabilisation Ne pas tenir une résolution peut générer : honte, perte d’estime de soi, auto-jugement excessif. 4. L’illusion du “tout ou rien” Beaucoup pensent : « Si je lâche un jour, tout est fichu ». Or la construction d’une habitude est faite d’allers-retours, d’ajustements, de souplesse. Les limites psychologiques à connaître Changer demande du temps Le cerveau a besoin de répétition, d’environnement favorable et de sens pour modifier durablement un comportement. Une date ne suffit pas. Le changement ne vient pas seulement de la volonté Il dépend aussi : de la disponibilité mentale, du stress ambiant, des croyances personnelles, des facteurs affectifs (peur, sécurité, estime de soi). Fixer une résolution sans tenir compte de ces paramètres revient à demander l’impossible. Comment formuler des objectifs psychologiquement sains ? 1. Privilégier les intentions plutôt que les performances Exemple : “Je dois courir 3 fois par semaine.” “J’aimerais bouger mon corps plus régulièrement, car cela me fait du bien.” 2. Se fixer un seul objectif à la fois La surcharge mène à l’abandon. Le cerveau aime la simplicité. 3. Transformer l’objectif en petites actions Un changement durable est la somme de micro-habitudes répétées. 4. Prévoir l’imperfection Les écarts sont normaux. Ils ne remettent pas en cause la démarche. 5. Se faire accompagner si nécessaire Quand un objectif touche la santé mentale (stress, charge émotionnelle, addiction, épuisement, anxiété, relations…), l’accompagnement psychologique peut être un soutien précieux. En conclusion : les résolutions, oui… mais avec douceur et lucidité Les résolutions du 1er janvier ne sont ni miraculeuses, ni inutiles. Elles sont un outil parmi d’autres , utile lorsqu’il est utilisé avec discernement, réalisme et bienveillance envers soi-même. Se donner une direction est inspirant. Se donner une obligation est aliénant. La différence se joue dans la façon de formuler et d’accompagner le changement. Pour aller plus loin Si vous ressentez : un besoin de clarifier votre année, un désir de changement durable, des difficultés à tenir vos engagements, un stress ou une pression qui vous dépasse… Un accompagnement psychologique peut vous aider à poser des objectifs adaptés et respectueux de vos besoins. Besoin d’un accompagnement psychologique à Montréal ? Nos psychologues et neuropsychologues  vous accueillent dans un espace bienveillant et professionnel pour un accompagnement adapté à vos besoins. Nos services utiles dans ce contexte Thérapie individuelle Pour mieux comprendre son fonctionnement individuel, travailler la régulation émotionnelle et soutenir l’équilibre. Pour prendre rendez-vous via notre site internet c'est par ici. Notre adresse : L'interphase - Clinique de psychologie et de neuropsychologie 410 Rue St Nicolas, Montréal, QC, Canada Nos liens utiles : Notre site internet Facebook Instagram Youtube Linkedin     Pour consulter d'autres articles c'est par ici  !

bottom of page